Chevenement

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 23/03/2021

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Le Point des idées » sur LCI. Il répondait aux questions de Sonia Chironi et de Étienne Gernelle, dimanche 21 mars 2021.

Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en replay

Verbatim

  • Sonia Chironi : Bonjour Jean-Pierre Chevènement, vous publiez vos mémoires Qui veut risquer sa vie la sauvera ? Vous avez été ministre à de nombreuses reprises en faisant toujours usage de votre liberté de parole avec votre fameuse phrase : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne. » Candidat à l’élection présidentielle de 2002 vous tentez de dépasser le clivage gauche-droite par la République. Vous êtes également un fervent défenseur de la laïcité. Aujourd’hui président de la fondation Res Publica, vous avez également présidé la fondation pour l’Islam de France, de 2016 à 2018.

  • Etienne Gernelle : A Grenoble, deux professeurs de Sciences Po ont été accusés par leurs élèves et par l’UNEF d’être islamophobes. Ils vivent aujourd’hui sous protection policière. Qu’est-ce qui se passe ?

    Jean-Pierre Chevènement : Notons d’abord que le mot « islamophobie » est très contestable. Car s’il s’agit de soustraire l’Islam à la critique, cela est questionnable. Le christianisme s’est soumis à la critique biblique de ses textes. On ne peut pas admettre que quelque religion que ce soit puisse se soustraire à la critique. Je n’emploie jamais le mot d’islamophobie. Celui-ci est devenu une accusation facile proférée par des individus qui s’instaurent en justiciers et n’hésitent pas à désigner nommément un certain nombre de gens qui, par la suite, peuvent être pris pour cible. C’est arrivé, par exemple, à Samuel Paty. Ce climat d’intolérance insupportable doit être combattu.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 21/03/2021

Hommage de Jean-Pierre Chevènement

La mort de François Nicoullaud attristera profondément tous ceux qui, comme moi, appréciaient non seulement le serviteur de l’État impeccable mais aussi l’homme de convictions, mettant son intelligence et sa probité au service de la paix.

S’il s’est illustré par ses brillantes qualités tout au long d’une carrière très riche, c’est sur la question de l’Iran, où il avait été ambassadeur pendant quatre ans (2001-2005) qu’il a donné toute sa mesure, montrant une connaissance approfondie du dossier et de la psychologie de ses acteurs, jusqu’à en devenir l’un des meilleurs spécialistes. Avec François Nicoullaud, auquel je veux associer sa femme Christiane, elle aussi prématurément disparue en septembre dernier, je perds un ami fidèle et la Fondation Res Publica un de ses meilleurs esprits.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 08/03/2021

Hommage de Jean-Pierre Chevènement.

La disparition brutale d’Olivier Dassault est un drame pour sa famille et ses amis, mais également pour notre pays. Olivier Dassault était au croisement d’une saga familiale extraordinaire (petit-fils de Marcel et fils de Serge au sein d’une fratrie aux multiples dons) et d’une entreprise industrielle à la réussite éclatante (Dassault Aviation) dont le nom seul symbolise le succès de l’aéronautique militaire française. Je n’oublierai pas l’État dont le soutien constant a assuré le succès de cette entreprise pionnière dans toutes les technologies avancées.

Doté d’un charisme incontestable, Olivier Dassault se signalait par son ouverture d’esprit, sa sensibilité artistique et son amour de la France, pays qu’il avait servi aussi bien dans l’Armée de l’air qu’en tant que député.

J’assure sa famille de ma grande tristesse et de toute ma sympathie.

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